mercredi 25 avril 2007

QUESTION

J'ai lu une remarquable analyse de Guy Birenbaum sur son blog ...
http://birenbaum.blog.20minutes.fr/archive/2007/04/25/le-pen.html

Il explique que la victoire de Le Pen n'est pas dans les urnes mais bien dans la reprises de ses idées par le candidat de la droite : l'exclusion, la haine de l'autre, le repli, l'intolérance, la peur.

J'écoutais Yves Guéno qui écrit les discours de Nicolas Sarkosy ce matin sur France Inter . Yves Guéno en appellait à Jaurès , aux femmes battues, aux valeurs de gauche . Numéro de prestidigitateur destiné à mettre un écran de fumée sur ce qui constitue le projet de fond de Nicolas Sarkosy à savoir l'alliance des idées de Le Pen avec l'ultra libéralisme économique à l'américaine. Alliance servie par une crise sociale majeure liée à cette mondialisation sans règles.

Face au discours du candidat de droite, je n'aurais qu'une seule question : pourquoi la grande finance (MEDEF , entreprises du CAC 40 et actionnaires) soutient Nicolas Sarkosy si elle n'était pas assurée de voir ses intêrets préservés?
car la préservation des intérêts de la grande finance implique nécessairement la notion de profit maximal au détriment du plus grand nombre.

Il me semble bien que c'est contre les conséquences de ce libéralisme que nous avons été 58 % à voter contre le projet de Constitution européenne : cette fameuse "concurrence libre et non faussée" qui détruit nos entreprises et fait baisser nos salaires.

Alors , expliquez moi pourquoi la grande finance, celle qui octroie 6 millions d'euros de prime de sortie à Noel Forgeard pour avoir mal géré EADS et met des millions de salariés au chomage soutient Sarkosy???? car que je sache, ce ne sont pas des lapins de six semaines ????

Alors....

- Un candidat qui joue le tout sécuritaire sur fond de crise sociale
- Un candidat soutenu par la grande finance
- Un candidat qui à l'évidence a un probleme majeur avec le pouvoir et qui ne se matrise pas quand on le contrarie
- Un candidat qui parle de génétique de la déviance pour les pédophiles et les suicidaires....
- Un candidat qui pointe les immigrés comme responsables de toutes les difficultés des français de souche

....cela ne vous rappelle rien..

Sarkosy est dangereux car il veut accéder au pouvoir ce que n'a jamais vraiment voulu Le Pen (lire l'article du nouvel observateur) et qu'il peut y arriver

En 2002, j'ai voté Jacques Chirac . Si je lui en veux d'avoir mené une politique de droite et d'avoir contribué a appauvrir la France , au moins a -t-il refusé de faire la guerre en Irak aux côtés des américains . Aujourdhui, j'ai peur pour mes enfants.
Appel solennel


Un appel solennel, à tous ceux qui ne se reconnaissent pas dans la mauvaise politique qui a été conduite depuis 5 années

Ce 22 Avril, Ségolène ROYAL s’est affirmée comme la première femme politique française en situation de s’installer à l’Elysée.Sa performance dans notre département est la meilleure depuis près de 20 ans.A La Rochelle, Saintes, Rochefort et Saint Jean d’Angély, les électeurs l’ont placée en tête du scrutin.Par une participation exemplaire, les Français ont effacé l’affront national du 21 avril 2002.

Mais il nous faut désormais bâtir un avenir à la France.

C’est pourquoi nous lançons un appel solennel, à tous ceux qui ne se reconnaissent pas dans la mauvaise politique qui a été conduite depuis 5 années ; à tous ceux qui ne reconnaissent pas dans le projet proposé par l’UMP les valeurs de fraternité, de solidarité qui sont de celles de notre pays.

Nous appelons les français qui aspirent à un changement porteur d’espoir à rejoindre Ségolène ROYAL, ses propositions, son calendrier d’actions et à voter massivement pour elle, le 6 mai 2007.

Maxime BONO Président Comité Soutiende Ségolène Royal en Charente Maritime
Jean-François FOUNTAINE 1er Vice-Président Conseil Régional Poitou-Charentes
Gilles GAUTRONNEAU Président du Groupe P.R.G. Conseil Général
Bernard LALANDE Président du Groupe Parti Socialiste Conseil Général

mercredi 18 avril 2007

Manifeste : Citoyennes, encore un effort, ou dix raisons de voter pour Ségolène Royal au premier tour (et au deuxième)

Concitoyennes, qui représentez 52 % de l’électorat, voici dix arguments en faveur de l’élection de Ségolène Royal à la présidence de la République. Un job pourtant peu enviable. Contrat à Durée Déterminée avec heures supplémentaires obligatoires et infinies, où il faudra essuyer, pendant tout un quinquennat, les insultes, les crachats et les coups bas que ne manqueront pas de susciter le statut de porteuse de jupe ajoutée à la fonction de président. Mais qui nous permettra à nous les femmes de faire d’une pierre deux coups dans le plafond de verre professionnel et dans la chape de verre publique.

Je n’avancerai aucun argument politique ou partisan. Les idées et les programmes, on en a débattu et on en débattra. Quant à la personne, que je n’ai jamais rencontrée, elle a jusqu’à présent fait ses preuves. Mes objectifs sont ici inspirés par les seules considérations de genre.

Concitoyennes, aidons à faire gagner une femme, enfin en position de gagner parce qu’elle a su distancer ses compétiteurs.

1. Pour que nous sortions du placard, après un millénaire de loi salique où nous ne pouvions pas succéder au trône de France, deux siècles de code civil où nous étions considérées comme mineures à vie et un siècle de suffrage masculin d’où nous étions exclues.

2. Pour que nous soyons partie prenante dans une première historique : avoir quitté la sphère de l’influence et déléguer à l’une d’entre nous la légitimité d’un pouvoir qui nous a, jusque là, méprisées.

3. Pour appliquer à la magistrature suprême la loi sur la parité et revenir aux fondamentaux. Cinquième république : Cinq présidents, une présidente représenterait un quota de 16%. Petit commencement !

4. Pour faire changer de sexe le couple franco allemand : après De Gaulle Adenauer, Giscard Schmidt, et Mitterrand-Kohl, pourquoi pas Royal-Merkel ? Et pourquoi pas dans la foulée le reste de l’Europe qui nous a déjà précédées en Irlande, en Finlande et en Lettonie ?

5. Pour donner à nos filles l’envie de « faire présidente » plutôt que secrétaire à temps partiel et changer, en vrai, les modèles dans les manuels scolaires et les images dans les têtes. Toutes les petites filles n’ont pas envie de finir comme Jeanne d’Arc ou Marie Antoinette.

6. Pour changer les symboles de la République : une femme qui incarne la nation en chair et en os et pas seulement en allégorie sur les bustes des Mariannes. Une femme qui représente l’universel, c'est-à-dire les deux sexes, que seuls les hommes ont représentés jusque là.

7. Pour que le pays des droits de l’Homme devienne aussi le pays des droits de la Femme et parmi eux le premier de ces droits, l’accession par l’éligibilité à la magistrature suprême. Les femmes de la planète ont aussi besoin d’exemples et l’image de la France a besoin de se rafraîchir.

8. Pour démontrer que nous ne sommes pas jalouses qu’une autre femme ait tout juste quand nous avons le sentiment d’avoir tout faux; couple, enfants, idées, intelligence, compétence, beauté… et succès. Si elle, elle y arrive, pourquoi pas nous? Si elle ne se laisse pas victimiser, pourquoi nous ? Si elle a du courage, c’est que nous en avons toutes potentiellement, y compris pour la première fois celui de faire confiance à l’une de nos congénères.

9. Pour déclarer notre solidarité avec notre propre espèce et attendre d’elle, quand elle sera aux responsabilités, la même solidarité. Gagnant gagnant, c’est aussi donnant donnant. Que notre première présidente ne tire pas l’échelle derrière elle comme l’ont fait trop de femmes arrivées au pouvoir mais au contraire qu’elle nous fasse la courte échelle et nous aide à monter aussi !

10. Pour l’honneur.

Michèle Sarde Auteur de De l’Alcôve à l’Arène, Nouveau Regard sur les Françaises, Robert Laffont, 2007

vendredi 13 avril 2007

Les désordres de la France :
la Justice


Le Rapport de la Chancellerie vient de paraitre. Ci-dessous , quelques chiffres tirés de ce rapport :

taux de classement sans suite des affaires "poursuivables":
Limoges 6,1% .. Montpellier 29,5%

durée moyenne des affaires civiles et commerciales dans les TGI :
Caen 5,5 mois .. Colmar 10 mois

durée moyenne des affaires civiles en appel :
Bourges 7,7 mois .. Nancy 22 mois

des questions ?????

mercredi 11 avril 2007

Histoire de Vie (3)
à propos des désordres du travail


J'ai reçu de très nombreuses réactions à mon billet sur le droit à être heureux au travail. Ci-dessous un témoignage qui m'a touchée tant il exprime une douleur profonde

"Ma compagne a été licenciée sans raison économique valable, mais après fermeture d’un site décidée dans un siège social à l’étranger. Après deux ans de formation et de reconversion professionnelle, elle trouve un CDD qui se transforme en CDI.

S'informant de ses droits, on lui répond, dans cette PME franchisée de la marque d’un grand distributeur dont le créateur devait aimer les films de cape et d’épée, que c’est l’arrangement qui prédomine, que le personnel est corvéable et qu’il y a dix personnes qui sont à la porte pour trouver un emploi si les conditions de travail posent problème.

L’environnement du travail est moyenâgeux, aucun investissement n'est fait pour aider les salariés. Cette situation connue de la médecine du travail locale, n’empêche pas cette PME de reverser à ses actionnaires (la famille) déjà salariée de l’entreprise, un dividende de 160 000 € pour un résultat positif de 200 000€ au dernier bilan.

Et c’est là qu’est tout le problème. Le capitalisme véritable nom du libéralisme permet tous les écarts à des patrons se sentant investis d’un droit divin ou plutôt féodal. A bien y regarder, on arrive petit à petit à la résurgence de l’ancien régime où seuls les patrons ont le droit de s’enrichir sur le dos d’employés qu’on aimerait voir redevenir des serfs.

Parallèlement dans les grandes entreprises, les cadres supérieurs s’allouent des primes et des stocks options généreux, et leur PDG à l’instar de Noël Forgeard passe une grande partie de leur temps à convaincre les comités de rémunération du montant des primes de parachute au cas où l’actionnaire ne voudrait plus de lui. Ce qui revient à dire que certains ont le droit de se tromper et de mettre des salariés en danger à cause de leur incompétence et d’être rémunéré pour cela.

Le SMIC est devenu le salaire de référence, la précarité est de mise et on joue sur les situations personnelles des employés obligés de se soumettre ou se démettre.

Alors le stress est tellement grand que outre les problèmes psychologiques d’estime de soi, les accidents corporels sont fréquents.

C’est pourquoi il est temps d’avoir une politique interventionniste dans l’économie, favorisant le syndicalisme y compris dans les TPME, imposer un actionnariat sage (comme en Allemagne), travailler sur l’echelle des salaires etc….

Alors le travail deviendra une valeur permettant de s’épanouir, de s’ouvrir à l’extérieur, de faire retrouver l’estime de soi à la Nation, d’avoir une cohésion sociale qui prenne en charge " l’autre " au lieu de le rejeter et d'avoir enfin un véritable désir d'avenir.

Inutile de préciser qu’il n’y a qu’une candidate qui pourra mener à bien ces chantiers
."

mardi 10 avril 2007

A PROPOS DU CUMUL DES MANDATS
dans les autres pays européens


La question :
"Le cumul des mandats me semble une chose choquante. Qu'en est -il dans les autres pays européens? Quelle est la position des candidats sur ce sujet ? " Question posée par Krum


La réponse :

Dans l'Union Européenne, le cumul des mandats est souvent autorisée mais se pratique peu.

En Allemagne, si un parlementaire régional cumule son mandat régional avec celui d'élu local, il perd ses indemnités d'élu local, ce qui l'incite à abandonner l'un des mandats.

Au Danemark, la loi autorise le cumul mais les formations politiques limitent ou en interdisent la pratique.

Dans les pays du Sud, à quelques exceptions près, la loi s'y oppose, comme en Espagne;

En Italie, il est interdit entre les mandats parlementaire et régional ou local pour les villes de plus de 20 000 habitants et au Portugal, il n'est autorisé qu'entre les mandats de parlementaires et mansat local.

Les douze derniers Etats à avoir rejointl'Union , sauf la Hongrie, l'interdisent catégoriquement.

La France fait donc figure d'exception

Ségolène Royal (PS) et François Bayrou (UDF) sont contre au nom de la responsabilisation de l'Assemblée Nationale. Nicolas Sarkozy (UMP) s'oppose à son interdiction


Vous pouvez poser vos questions à élysée2007@lemonde.fr

samedi 7 avril 2007






A propos du travail

J'ai assisté pendant deux jours aux Rencontres de Santé au travail du Poitou-charentes à La Rochelle.

Inutile de vous dire que le constat des professionnels sur la situation de santé des salariés est catastrophique. Suicides liés au travail (sur lesquels il n'existe aucune données sérieuses), augmentation exponentielle des troubles musculo-squelettiques liés à l'intensification du travail, troubles psychologiques liés aux atteintes de l'estime de soi., cancers professionnels . La France est au hit parade des problèmes de souffrance au travail.

Et la situation ne cesse d'empirer . Les raisons de cette situation sont plurielles (je les détaille dans un texte en ligne sur le site SMT http://www.a-smt.org/textes/MESNARD2007.pdf)

Et pourtant , le travail est un formidable moyen de construction et d'épanouissement de soi. Parce que le travail est avant tout humain. Cette dimension n'a jamais été reprise par les syndicats et les partis politiques. En particulier, la vision marxiste n'aborde jamais cette dimension entre capital et travail. Je ne parle même pas de la vision capitaliste.

Tout se passe comme s' il était établi que le travail ne pouvait être que souffrance . Savez-vous que travail vient de tripallium , instrument de torture. Cette vieille idée catholique de la rédemption par la souffrance a la peau dure "travaillez dur sur cette terre et vous serez heureux au paradis". Théorie bien commode pour nos capitalistes.

Certains philosophes comme Dominique Méda ont essayé de sortir de cette vision du travail en proposant la fin du travail.

Et si la solution n'était tout simplement pas de revendiquer d'être heureux au travail , d'un droit à un travail de qualité. Cette approche permettrait de démonter tous les postulats qui permettent de justifier la situation actuelle.

Et je ne parle pas des perpectives que cela ouvrirait pour notre société?

A lire sur ce sujet les travaux de Serge Volkoff, directeur du CREAPT http://www.ac-creteil.fr/sms/idf/formation/colloque04/volkoff.htm

mercredi 4 avril 2007

Responsable dans un restaurant Sodexho, Isabelle Béal, 41 ans, s'est suicidée.
«Je ne suis plus assez forte, trop de pression au travail»
Libération de ce jour



les mots ont -ils encore un sens devant la violence des désordres du travail que j'observe tous les jours ?