mardi 28 février 2006


Réussite économique de notre gouvernement (2)

Manifestement, accroitre la flexibilité des salariés à coup de CNE n'apparait pas être une stratégie payante en terme d'emploi et de dynamisme économique.

Malgré la radiation intensive des chomeurs qui sortent des statistiques pour rejoindre celles des bénéficiaires du RMI (voir article du 26 février), les chiffres sont dramatiquement inexorables.

En janvier, le nombre de demandeurs d'emploi de catégorie 1 (immédiatement disponibles, à la recherche d'un emploi à durée indéterminée et à temps plein), qui sert de baromètre officiel, a augmenté de 0,7%, soit 16.300 chômeurs de plus.

Le nombre de chômeurs s'établit désormais à 2.326.900 personnes, selon les statistiques publiées mardi par le ministère de l'Emploi.

Recreer de la richesse en favorisant l'innovation et en développant une politique de soutien ciblées aux PME qui emploient des salariés seraient sans nul doute une stratégie plus efficace.

dimanche 26 février 2006

Pas de water-polo ce week-end alors voici une photo de l' équipe angérienne lors du dernier match dans notre belle piscine Atlantys envoyée par Philippe.


vendredi 24 février 2006

Réussite économique de notre gouvernement
...un chomeur en moins , c'est un RMiste en plus


La pauvreté touche surtout les femmes seules avec enfant et les moins de 25 ans, selon un rapport remis mardi au gouvernement

Au total, en 2003, 3,694 millions de personnes vivaient sous le seuil de pauvreté fixé à 50% du revenu médian (soit 645 euros/mois pour une personne seule), contre 3,55 millions en 2001, indique le rapport de l'Observatoire national de la pauvreté et de l'excusion sociale. Mais en relevant ce seuil à 60% du revenu médian, niveau utilisé pour les comparaisons européennes (soit 774 euros/mois pour une personne seule), le nombre de pauvres double, s'établissant à 7,015 millions en 2003, à peu près autant qu'en 2001 (7,1 millions).

Et ses indicateurs plus récents confirment la progression de la pauvreté : le nombre d'allocataires du revenu minimum d'insertion (RMI) a progressé de 5,2%* entre septembre 2004 et septembre 2005, passant de 1,182 million à 1,243 million, selon la Caisse nationale des allocations familiales (Cnaf).

Donc si je compte bien*, il y a 59 000 rmistes en plus . Dans le même temps, le gouvernement Chirac annonce la baisse du chomage . Après vérification des statistiques sur le site du ministère, entre les 3ème trimestre 2004 et 2005, la baisse du nombre de chômeurs de catégorie I est de 65 968 .

Donc, à l'évidence, un chômeur en moins est un rmiste en plus .

La politique économique de notre gouvernement n'est décidément pas une réussite ! Et je ne parle pas du déficit de notre commerce extérieur, ni de la désindustrialisation dramatique de notre économie, ni du gachis de nos jeunes diplomés , ni..... . Nous sommes pratiquement en état d'urgence économique !

mardi 21 février 2006

Parcours de Vie

Juliette, 51 ans, est intérimaire. Il y a 1 an , elle était responsable administrative d'une entreprise d'agro-alimentaire. Elle habitait une maison qu'elle louait.

Il ya eu d'abord son divorce. Et puis son entreprise a périclité. Alors, Juliette a implosé sans bruit. Elle a démissionné parce qu'elle ne supportait plus l'ambiance. Et puis, elle ne voulait pas licencier ses collègues. Bien sur, quand on démissionne on ne touche pas d'Assédic. Depuis, son entreprise a fermé. Elle aurait pu attendre le licenciement économique mais elle n'a pas pu. Elle pensait qu'elle se débrouillerait.

Alors, Juliette a pris un travail d'intérimaire de manutentionnaire en horaires décalées à 200 km de chez elle . Il fallait manger. Elle n'a trouvé que ce travail quand elle a cherché. C'est une entreprise qui prend des intérimaires sur plusieurs mois .Elle a quitté sa location , mis ses meubles en garde-meuble et habite chez des amis ici et la. Elle essaie de trouver du travail par l'APEC (l'ANPE des cadres) mais avec la route , le travail , elle n'y arrive pas .

Elle espère toucher les ASSEDIC à partir de mars ce qui lui permettra de chercher un travail à temps plein . Un travail qui correspond mieux à sa qualification. Et puis elle va pouvoir faire une demande pour un logement puisqu'elle n'aura plus de route à faire.

Elle est pleine d'espoir, Juliette, et un courage immense. J'espère qu'elle trouvera ce qu'elle cherche et qu'elle reconstruira sa vie.
Ensemble pour développer notre territoire des Vals de Saintonge

Vendredi dernier , j'ai participé à une initiative originale organisée par le Club Pro ( association locale de chefs d'entreprise) et le Rotary Club de Saint Jean d'Angely. Ils avaient convié les élus locaux, le Comité de Bassin d'emploi, et les chambres consulaires à mener une réfléxion autour de l'avenir de notre territoire . Deux questions ont été posées à chacun des participants

- comment voyez vous l'avenir de votre territoire ?
- comment le révez-vous ?

Un excellent exercice qui s'est révélé riche et auquel chacun peut participer.

Et un temps d'échange très convivial et très concret entre des acteurs qui ont peu l'occasion de travailler ensemble . A poursuivre .

jeudi 16 février 2006

à propos des déclarations du MEDEF sur la nécessité pour les salariés français de "travailler plus et mieux"

Le salarié français est celui qui a une des productivités les plus fortes donc à priori il travaille deja "PLUS" .

En revanche , s'il travaille "MAL" , la responsabilité en revient peut-être aux entreprises.

En effet, les entreprises françaises ont un vrai déficit de compétences dans l'organisation du travail pour s'adapter à une production devenue diversifiée et numérisée. Ces évolutions de la production demandent une démarche participatives des salariés requérant leur autonomie, intelligence et capacités d'adaptation . Au lieu de cela, les managements continuent d'appliquer (mal) des règles d'organisation néo-tayloriennes c'est à dire basées sur une division du travail entre conception et exécution auxquelles s'appliquent des contrôles informatiques inadaptés . Ces méthodes aboutissent à des dysfonctionnements majeurs de la production qui créent stress, pathologies professionnelles, et problèmes de qualité.

Le droit à un travail de qualité est un véritable enjeu pour tous. Il serait temps que le patronat pointe aussi ses propres défaillances et y remédie.

Le MEDEF pourrait, aussi, méditer sur ses propres contradictions .Dans le domaine de l'organisation du travail comme dans d'autres domaines.

Comme, par exemple, quand le MEDEF demande moins d'impots et moins d'Etat et que dans le même temps, les entreprises continuent à faire du chantage à l'installation auprès des collectivités locales ou à bénéficier des milliards des aides publiques.

Ou bien , quand il se plaint de l'inadaptation professionnelle des salariés et que dans le même temps, 50 % des demandes de Congé Individuel de Formation des salariés sont refusées faute d'argent des entreprises .Vous avez bien lu, 50 % des demandes de salariés qui veulent faire une formation qualifiante en vue d'évoluer professionnellement sont refusées.

C'est une dramatique perte de chance pour notre pays .Et pour les entreprises. Et personne n'en parle.

Mais est ce que le MEDEF représente réellement les intérêts des PME qui , elles, sont la véritable source de richesse de notre économie et qui subissent actuellement toutes les contraintes de la sphère financière : sous-traitance, chantage à la délocalisation , pression des distributeurs,impossibilité d'investir dans l'innovation et la formation...... il serait peut être temps de poser la question ?

mercredi 15 février 2006







Caricatures




(communiqué de Yvette Roudy,
Présidente de l’Assemblée des Femmes).

Qui n'est pas consterné, effaré, épouvanté par cette déferlante de haine irrationnelle que l'on voit monter du côté de l'Islam intégriste, totalement disproportionnée au regard de l'offense présumée? De quoi s'agit il enfin? Unjournaliste danois s'est permis de caricaturer le Dieu des musulmans? C'était maladroit, insolent, inutilement offensant, bête et méchant. C'est vrai. Le journal responsable a présenté ses excuses à la communauté musulmane. Le gouvernement Danois également. Fort bien.
Maintenant, ça suffit. Attiser les braises de l'intolérance, lever des foules d'hommes et de femmes aveuglés par un obscurantisme machiavéliquement entretenu contrel'Occident maléfique, c'est déjà insupportable. Mais que ces imams calculateurs, qui ont bien montré dans l'affaire du voile, qu'ils nous connaissent bien, qu'ils savent nous attaquer sur nos points faibles trouvent aujourd'hui un tel appui du côté du Vatican et de la MaisonBlanche , au point que nos autorités officielles s'enferment dans un silence apeuré, n'est plus admissible.Les Eglises intégristes de tous bords qui entretiennent la nostalgie du temps passé où elles dictaient leur loi aux citoyens, aux politiques, aux états, doivent savoir qu'il existe des hommes et des femmes qui ne sont pas dupes de leur manège, et qui ne se laisseront pas intimider par ce terrorisme d'un autre age.Demandons à nos autorités civiles républicaines de faire savoir haut et fort aux intégristes religieux responsables de cette honteuse manipulation que nous n’admettrons aucun débordement sur notre territoire où nous nous efforçons de faire cohabiter liberté de penser et respect des convictions de chacun, dans un équilibre qui exclut les excès, la violence, la tyrannie.Sans haine, mais sans faiblesse.

Paris le 10 Février 06
Yvette ROUDYParlementaire HonoraireAncienne Ministre
CHIRAC demande au CLEMENCEAU de revenir en France
un retour peu glorieux pour le bateau français mais une vraie victoire pour ceux qui refusent les pratiques néo-colonialistes et demandent des échanges équitables et respectueux . C'est donc possible....
« Dites donc , ça fait longtemps que vous n’avez pas mis un nouvel article sur votre blog !!… »

Il y a quelques jours, je me suis fait interpellée en ces termes par un de mes concitoyens . Effectivement, je n’avais pas mis de nouvel article depuis ….4 jours. Et j’en suis restée coite. Pourtant, le fait de faire un blog expose fatalement à avoir quelques lecteurs, au moins ceux qui se sont égarés sur le net. Mais en rencontrer un, c'est comme si le virtuel prenait vie.

Quand j’ai commencé mon blog , il y a trois mois , cela n’a pas été simple. D’abord , choisir un serveur . Déjà , les ennuis commencent parce que beaucoup sont écrits en anglais et comme je suis un pur produit de l’éducation nationale , je ne maîtrise pas la langue de Shakespeare. Ni le langage HTML d’ailleurs mais ça , ce n’est pas de leur faute. J’ai téléphoné à mon entourage proche. Bide total : « tu veux faire quoi … un blog ????» incompréhension collective ; apparemment, ma génération n’est pas encore branchée blog .

Ensuite compléter le profil . Pfuitt, qu’est ce que je vais mettre ? Je choisis de rester sobre. Au moins , ça fait sérieux . Après, photo ou pas photo. j'ai remarqué que mes collègues élus mettaient une photo ; ça flatte mon ego et cela personnalise. Une demi-journée , il m’a fallu, pour mettre cette fichue photo et encore c’est pas la plus jolie mais bon , la technique a gagné : ce sera celle la et pas une autre. L’embêtant, maintenant, ma photo apparaît à chaque fois que je fais un commentaire sur un blog ami, ça fait un peu mégalo mais je ne sais pas comment faire pour l’enlever . Pour les liens , eh bien , j’ai appelé à l’aide mon amie Béatrice qui en a mis quelques uns . Mais, comme je n’ose pas trop la solliciter, il y en a très peu.

Enfin, mon ami Michel m’a affirmé qu’il était indispensable d’avoir un compteur et a carrément installé deux compteurs: un pour compter les passages et l’autre pour savoir combien de visiteurs en simultané et avec possibilité de « tchater ». Stupéfiant !

Une fois les contingences techniques à peu près « maîtrisées », il a fallu définir le contenu. Pas simple non plus . Il y a eu plusieurs essais , plusieurs styles et tons différents . Et en définitive, j’ai opté pour le témoignage d’élue de terrain . Témoignage de notre travail quotidien, de nos préoccupations , de celles de mes concitoyens .

Je me retrouve tout a fait dans les propos du « célèbre blogger » ( et voisin) Fraise des bois http://mamilitance.blog.lemonde.fr/mamilitance quand il évoque le précepte de son maître, Michel Torga (auteur portugais) : « L’universel, c’est le local moins les murs ». L’assemblée générale des pêcheurs m’en a plus appris sur la situation exacte de l’eau que des dizaines d’articles ou d’émissions d’experts (cf article du 11 février). En clair, ça urge !!!

Et puis , c’est l’occasion de retrouver le plaisir de l’écriture. De poser un autre regard , de prendre de la distance, de prendre le temps.

J’ai aussi découvert le monde des blogger , un monde riche , chaleureux, et divers . D’ailleurs, je me surprend a lire de moins en moins le journal et de plus en plus les blogs amis . Quelques clics rapides le soir et je capte plein d’infos intéressantes. Et les commentaires permettent d’avoir en quelques lignes les arguments des uns et des autres . Parfois on ajoute son grain de sel.

Ce soir , le cap des 650 passages a été dépassé depuis 4 semaines que le compteur tourne … peut-être est ce mon unique lecteur qui consulte plusieurs fois par jour s’il n’y a pas un nouvel article ???…

lundi 13 février 2006

Communautés de commune :
le piège démocratique


La loi de décentralisation d’août 2004 fait obligation aux Communautés de Commune et aux communes concernées de redéfinir le partage des compétences avant août 2006. A défaut de quoi, c’est le Préfet qui transférera les compétences des communes aux communautés de Commune.

L’objectif de ces communautés est de dépasser la seule dimension communale pour favoriser la coopération autour de politiques territoriales et de projets communs. De fait, les gouvernements successifs ont, dans ce même objectif, favorisé le fait communautaire par les dotations budgétaires et le transfert des compétences donc du pouvoir d’agir.

Ce pouvoir grandissant donné aux Conseils communautaires pose la question de la démocratie représentative de cette instance. Actuellement, les membres de ces Conseils communautaires sont désignés par les conseils municipaux après les élections municipales. Ces conseils sont autant de petits « sénats » qui vont se révéler à terme comme des facteurs de blocage si rien n’est fait pour clarifier la situation.

En effet, le mode de désignation indirecte des conseillers a pour conséquence que ces élus ne proposent jamais leur projet et ne rendent jamais de comptes devant les électeurs. De fait, c’est le maire et les élus municipaux qui se font interpeller sur les conséquences des choix communautaires. En effet, le citoyen ne connaît que son maire pour lequel il a vote et ignore dans la plupart des cas le nom des élus communautaire.

Il est donc temps de faire preuve de courage politique afin de déterminer qui des communes ou des communautés de commune aura le pouvoir d’agir et d’adapter le mode de représentation démocratique correspondant au niveau choisi.

Si le choix est fait de privilégier le niveau communautaire, il pourrait être imaginé d’appliquer un système de démocratie représentative sur le modèle des grandes villes. Ainsi, la communauté de commune deviendrait l’unité territoriale et les communes deviendraient des arrondissements. Le choix des électeurs se feraient des lors sur un scrutin de liste communautaire.

Si nous voulons préserver une démocratie locale représentative des aspirations des citoyens et donner aux élus la légitimité d’agir, il est essentiel de faire évoluer les règles de la démocratie locales parallèlement aux transferts de pouvoirs.

samedi 11 février 2006



RIFIFI SUR LA BOUTONNE

Hier soir, j'ai assisté à l'Assemblée générale annuelle des pêcheurs angériens. J'apprécie le travail de fourmi que réalise cette association de pécheurs : entretien des rivières, réempoissonnement, sensibilisation à la protection de l'eau et éducation aux règles du savoir-vivre ensemble.

Une mention spéciale pour le syndicat de la Boutonne-Amont qui mène un travail incroyable de restauration des moulins , biefs , déversoirs et autres ouvrages permettant de préserver la rivière..

Hier soir, le monde des pêcheurs était en ébullition . Et pour cause, il y a de moins en moins d'eau dans la Boutonne et certains de ses affluents sont à sec depuis plus d'un an alors que nous sommes en hiver.

En plus du manque d'eau, la présence en quantité importante de nitrates ( engrais utilisé pour l'agriculture) et de phosphates ( contenus dans les lessives) favorise l' eutrophisation c'est a dire la prolifération d'herbes pourrissantes. Il y a donc de moins en moins de poissons "nobles" au profit d'un certain poisson-chat qui est tout sauf sympathique. Et je ne parle pas de l'envahissement des berges par les ragondins. Ni des écrevisses de Louisiane.

L'inquiétude est grande pour l'été qui arrive : les nappes phréatiques ne se sont pas reconstituées cet hiver par manque de pluie et les marais n'ont même pas été recouverts. Si la préfecture de Charente-maritime ne prend pas les arrêtés de restriction d'eau suffisamment tôt, notamment par rapport à l'irrigation des cultures, la situation risque de devenir catastrophique.

A propos de restriction d'eau, les représentants de l'association qui participent aux réunions de la Préfecture s'étonnent des variations de chiffres entre les hauteurs d'eau et débits mesurés sur la Boutonne et les résultats dont disposent les services de la Préfecture à La Rochelle. Il semblerait que ces derniers soient toujours plus optimistes que ceux relevés sur le terrain.

Pour éviter toute polémique sur cette bataille des chiffres , il pourrait être proposé d'organiser un système de visio-conférence entre la préfecture située à la Rochelle et un représentant de l'Etat au pied de l'instrument de mesure sur la Boutonne. Il pourra être constaté,avec une rigueur toute scientifique, que ce dernier n'a même pas besoin de mettre de bottes pour aller dans le lit de la rivière.

Mais nos pêcheurs angériens veulent y croire et vont continuer à mener leurs actions pour la sason 2006.

Quelques lueurs d'espoir

- le Conseil Régional et le Conseil général contribuent à l'implantation d'une usine de bio carburant avec du Colza à proximité du port de La Pallice qui, je l'espère, permettra aux agriculteurs de ne plus avoir besoin d'irriguer tout en préservant leur revenus

-l'Etat vient de déclarer la Boutonne (avec d'autres bassins) comme site pilote pour mettre "en adéquation les ressources et les utilisations".

Il parait que les promesses n'engagent que ceux qui y croient . Nos pêcheurs demandent à voir. Néammoins, la situation de l'eau devient critique et si on ne fait rien, l'eau n'arrivera pas toujours limpide et claire au robinet de la cuisine.




Un autre regard sur la santé au travail






Pour tous ceux et toutes celles qui s'intéressent à ce qui se passe dans le monde du travail , je recommande la consultation du site de l'Association de médecine et de santé au travail http://www.a-smt.org/accueil.html.

jeudi 9 février 2006

100 000 morts à venir et rien ...

l'amiante ....un silence assourdissant entoure la plus grande catastrophe sanitaire française ... je voudrais saluer tous ceux et, en particulier l'association ANDEVA ,qui a force de courage et de pugnacité commencent à mettre ce dossier en lumière ... mais à ce jour ...rien.. en dehors de la création du FIVA (fond d'indemnisation des victimes de l'amiante créé) par le gouvernement Jospin.

Les catastrophes sanitaires liées à la vache folle et à la canicule 2004 ont provoqué, à juste titre, enquêtes parlementaires et réformes législatives du système de prévention. Mais pour l'amiante ... rien

Les veuves des salariés décédés de l'amiante défilent tous les mois sur la place de la mairie à Dunkerque et rien.....

100 000 morts à venir !!!! imagine-t-on ce que ça représente ???

Pourquoi l'Etat a-t-il fixé en 1976 la valeur limite d'exposition à l'amiante à 2 fibres par cm3 ? Pourtant , à l'époque, les scientifiques préconisaient une valeur limite inférieure à 0.2 fibres par cm3 pour éviter toute apparition de cancers. Et l' Angleterre avait fixé dès 1969 sa valeur limite à 0.2 fibre par cm3.

Aujourd'hui , aucune leçon n'a été tiré de ce qui s'est passé. Aucune plainte au pénal n'a encore abouti alors que certaines ont été déposées depuis plus de 10 ans.

Pourquoi cette lenteur inexplicable ?

Je salue la réaction du Sénat qui, fin 2005, a pris une position courageuse sur cette affaire en posant la question de la responsabilité de l'Etat dans ce domaine de la santé publique.

...mais toujours rien .....

mercredi 8 février 2006



Maison de santé du Canton d'Aulnay

(suite)

Aujourdhui , réunion de travail autour du projet de maison de santé, projet expérimental initié par la région, l'ARH et l'assurance-maladie. Le projet suit son bonhomme de chemin.

Ca y est ,grace aux financements de l'URCAM (l'assurance-maladie) l'assistant de santé a été recruté par le réseau de santé RELANSE du canton d'Aulnay. Il est logé dans des locaux provisoires à la Communauté de commune à Aulnay ainsi qu'à Néré. Même pas le temps de poser ses valises qu'il est déjà débordé de travail . Il a notamment aidé des patients et des familles à organiser la sortie de l'hopital.

Le dynamique président du réseau RELANSE nous fait part des contacts très positifs pris avec le Centre Hospitalier de Saint Jean d'Angely. Notamment , le pilotage par l'hopital de la mise en place de réseaux de prise en charge des patients atteints de diabète ou d'insuffisance cardiaque : suivi médical, éducation thérapeuthique, hygiène de vie.

Les projets immobiliers d'Aulnay et de Néré sont en cours d'études avec les acteurs concernés et la SEMIS , désignée par les élus de la Communauté de Commune pour l'assistance à la maitrise d'ouvrage.

La MSA va mettre en ligne un site de présentation du Pays des Vals de Saintonge pour présenter le territoire aux professionnels de santé qui souhaiteraient s'installer chez nous.

Les objectifs, une meilleure qualité de vie pour tous et des meilleures conditions de travail pour nos professionnels de santé .

dimanche 5 février 2006

Présidentielle, sondages et... réalités

La 5 ème République a ceci de particulier d' avoir réduit le débat politique autour de la seule présidentielle et d'avoir transformé notre démocratie en course à l'échalote.......

et comme il faut environ 20 ans pour se construire une image de présidentiable (ce qui n'est pas un petit boulot) ... je parle bien d'une image ... cet exercice obligé occupe l'essentiel des préoccupations politiques des uns et des autres depuis des décennies...

pendant ce temps là, 22,5 % de jeunes sont au chômage, les agriculteurs coulent, les salariés habitent des caravanes, les plus de 50 ans pètent les plombs, les PME se débattent au jour le jour, le chercheurs demandent le RMI , il n'y a pas assez de médecins et j'en passe ...mais les bénéfices du CAC 40, qui ne vont pas tarder à être publié , vont battre des records de rentabilité.

Une image reste une image , même si elle est présidentielle, quand elle n'a plus le pouvoir de changer la vie ...... il serait peut être temps de repenser l'organisation de notre démocratie pour retrouver la capacité de faire des choix collectifs et les mettre en oeuvre . En vrai.

Deux livres à lire :"La machine à trahir" d'Arnaud Montebourg en Livre de Poche et "Vive la république européenne" de Stéphan Collignon aux Editions de la Martinière


Championnat de France

Water-polo Nationale 1

Hier soir, je suis allée voir le match de waterpolo. J'aime bien le water-polo parce que le jeu est rapide avec des renversements de situation qui maintiennent le suspense jusqu'à la fin. Le public est chaleureux et averti. Je ne comprends toujours rien aux règles du jeu depuis 15 ans que j'assiste aux match. Et je n'ai jamais gagné la tombola malgré de multiples tentatives.

Victoire du NAUTIC CLUB ANGERIEN 17 à 10 contre l'INSEP PARIS

C'est une équipe de jeunes angériens qui n'en veut et pas une équipe de mercenaires achetés à prix d'or. Rien que des petits gars de chez nous. Ils ont un bon potentiel mais encore beaucoup de travail devant eux pour rejoindre le niveau de leurs ainés . Comme d'habitude, le gardien a été remarquable.

Les experts (les ainés) se perdaient en conjecture après le match pour évaluer la nouvelle place du NCA au classement . En effet , ca dependait du résultat du match de Givors (je n'ai pas tout saisi) . Il semblerait que le NCA remonte en milieu de tableau. Une inquiétude, la possibilité pour l'équipe de Nice de faire jouer des poloistes de l'équipe première pour remonter le classement de équipe .Scandaleux !!

Savez-vous que pendant la guerre, les anciens cassaient la glace l'hiver pour jouer au water-polo dans la Boutonne ? si, si c'est vrai (ca serait plus difficile aujourd'hui parce qu'il ne reste plus beaucoup d'eau dans la Boutonne entre les sécheresses et les cultures irriguées)

vendredi 3 février 2006

Mode en politique .... les centres touristiques de territoire

Je lis la tribune très directe de Stéphane Bultel , conseiller général de l'Aveyron http://stephanebultel.iciblog.com/ sur les déboires financiers de son Conseil Général obligé de combler les déficits d'exploitation des centres touristiques de territoire dont il a soutenu la réalisation.

Actuellement , des déboires similaires semblent frapper les structures touristiques de territoire de Charente-Maritime également soutenu par le Conseil Général. Ainsi, si j'en crois la presse , il apparait que le "Centre préhistorique de Saint Césaire", les "jardins du Monde" de Royan ou "le Complexe des Antilles" de Jonzac connaissent des difficultés d'exploitation.

Ces structures crées autour de thématiques diverses un peu partout dans le département, dans le but d'accompagner le développement touristique, semblent connaitre des sorts funestes . Trops petites pour être véritablement attractives, trop lourdes pout être bénéficiaires, ces réalisations n'ont manifestement pas atteint leur objectif. Pire , elles plombent les comptes des collectivités locales pour de nombreuses années. Et pour un résultat très modeste en terme d'emploi.

Ces projets ont longtemps séduit les élus locaux qui pensaient très sincèrement que c'était "La solution" pour soutenir le développement économique de leur territoire.

Tout le monde le sait mais personne n'en parle. Il serait peut-être temps de faire un bilan objectif de cette politique touristique pour en tirer des enseignements . En effet, d'autres projets sont dans les cartons prêt à partir. Il serait indispensable d'en réduire la voilure et d'en préciser les objectifs

S'il est certain que nos territoires ont dans les années à venir une vocation touristique évidente, il serait urgent de repenser nos politiques touristiques.




en direct du Conseil municipal

C'EST AUSSI CA LE SERVICE PUBLIC

La preuve que les fonctionnaires ne sont pas des fainéants. Les enseignants de l'école primaire Gambetta ont décidé de donner des chances en plus aux enfants qui justement n'en ont pas toujours ... des chances. Ils ont décidé d'animer des aides aux devoirs après l'école de 17 à 18 heures pour aider les enfants de CP en difficultés a perfectionner leur lecture. En effet, un CP réussi , c'est un passeport pour la suite.

Ca pourrait etre ca le projet politique de l'école !! "Pas un jeune qui ne sortent de l'école sans une qualification " et à partir de la, on déclinerait les moyens pour y parvenir....

...un peu comme quand à la fin du siècle dernier , l'Etat a décidé que tous les français devaient savoir lire et écrire. Il a construit une école laique, publique et obligatoire dans chaque village et envoyé les "hussards noirs de la République" . Quand on y pense ....

jeudi 2 février 2006


En direct du Conseil municipal

FERMETURE A TOUT PRIX



Ce soir , Conseil municipal à Saint Jean d'Angely (ci-dessus , c'est notre mairie..construite du temps de notre splendeur ...sur le modèle de la mairie de Paris ...à la fin du XIXème ...avant le phylloxera..pas mal, n'est ce pas!!!) .

L'ambiance est cordiale . Jean-Claude , notre adjoint aux finances nous fait une très belle présentation du débat d'orientation budgétaire. Nous avons décidé de ne pas augmenter les impôts ce qui est un véritable exploit compte-tenu des transferts de charge de l'état , de la nécessité de compenser les services publics déficients, du potentiel fiscal des angériens ... mais nous considérons que si l'impot est utile pour organiser la vie collective,il doit être supportable. Notre développement économique nous aide puisque les recettes de la taxe professionnelle augmentent alors que nous avons baissé le taux d'imposition de 4 points en 2005 (enfin une bonne nouvelle).

Malheureusement, les choses se gatent . En effet, Michèle notre adjointe aux affaires scolaires nous explique que malgré des effectifs en hausse et au-dessus des seuils de fermeture, l'inspection académique envisage de fermer une classe maternelle. Stupéfaction des élus.

En effet, comment se fait-il que l'Etat ne nous applique pas la règle commune de calcul des effectifs. Pourquoi une telle décision que rien ne justifie ?

D'autant que nous n'avons qu'une halte garderie de 15 places surbookée en permanence (parce que c'est la seule pour les 53 000 habitants du pays !!! ...), pas assez d'assistantes maternelles, 120 logements en construction pour la rentrée prochaine et une situation sociale très difficile (cf mon article précédent).

Une motion est votée à l'unanimité contre ce projet injuste et contre lequel nous allons nous mobiliser quand nous aurions tant d'autres choses à faire.