mercredi 21 juin 2006

Vacances........ jusqu'au 3 juillet
veuillez excuser la suspension momentanée de la parution
à bientôt

mardi 20 juin 2006

Les 35 heures...!!!

En politique , il semble impossible de reconnaitre ses erreurs par peur de se discréditer auprès de son électorat. Le résultat est un déni massif de la réalité exaspèrant pour les citoyens qui voient bien dans leur vie quotidienne que 2 et 3 ne font pas quatre. Pourtant, reconnaitre les problèmes liés a l'application d'une loi et ajuster en conséquence ne peut qu'être positivement perçu .

La réduction du temps de travail est de ce point de vue un exemple.

Cette belle et grande idée de partage du travail entre tous les citoyens, pour diminuer le chomage et ses effets dévatateurs, s'est heurté à des effets pervers mal évalué au départ. Ces effets perversont émergé dans deux cas de figures : les entreprises à faible valeur ajoutée c'est à dire principalement les entreprises manufacturières et de services et les entreprises où n'existaient aucun dialogue social. Ces situations, si l'on en croit une enquête menée par la CFDT dans les années 2000, ont concerné un tiers des salaris principalement des employés et des ouvriers.

Pour ceux là, la réduction du temps de travail s'est traduite par : des salaires bloqués deux ans avant et deux ans après la mise en place de la réduction du temps de travail, une intensification des ratios de production pour compenser la diminution du temps de travail avec apparition de problèmes de santé au travail, une flexibilité des horaires avec des plages horaires non payées au milieu des journées de travail, une augmentation des horaires variables posnat de véritables problèmes d'organisation du sommeil et de la vie familiale, un climat social très dégradé au sein des entreprises. Je me souviens de ce salarié licencié le soir même du jour ou il avait fait part à son patron de son souhait d'être mandataire , ou de ces ouvriers de nuit qui ont perdu tous leurs avantages acquis notamment les primes. Dans ces entreprises ou les conditions de travail étaient déja précaires , la réduction du temps de travail a aggravé la situation.

Pour d'autres entreprises, il y a eu concertation , embauche , réflexion autour de l'organisation du travail, achat de matériel, améliorant la qualité du travail et permettant un temps libre choisi qui ne transforme pas le reste de la semaine de travail en marathon. Je me souviens de ces chauffeurs qui grace a leur action syndicale ont vu leur situation de travail complètement transformée et les problèmes de santé au travail disparaitre complètement. Aujourdhui encore, leurs conditions de travail restent adaptées avec une grande qualité de service permetant à leur entreprise d'afficher d'excellents résultats.

Le résultat est qu'aujourdhui , la réduction du temps de travail est discréditée pour longtemps et que pire, les salariés qui étaient passés au 35 heures dans de bonnes conditions voient leurs acquis remis en cause au fil des mois.

Dans cette affaire , une démarche collective avec les acteurs concernés sur le terrain aurait probablement évité de nombreuses erreurs.


Concertation autour du futur espace jeux de la Cité du Fief malmer



Depuis plusieurs années, la Ville de Saint Jean d'Angely installe des espaces de Jeux dans les quartiers de la ville. En 2005 nous en avons installé un dans la Cité du Coi.

Cet équipement recrée un véritable lieu collectif pour les habitants . Autour des jeux des enfants se renouent des liens dans ces cités vétustes car abandonnées par les Offices HLM et désorganisées par les contingentements préfectoraux massifs. Les habitants prennent soin de ces jeux.

Cette année, c'est la Cité du Fief Malmer qui va bénéficier de cet équipement. Vendredi 9 juin , avec l'équipe du Centre social, les élus ont planté leur panneau au milieu de la Cité pour organiser cet espace jeux avec les habitants.

Les discussions vont bon train car, petit à petit jeunes et moins jeunes, nous rejoignent . Tout le monde parle un peu en même temps . Chaque choix fait l'objet d'un vote à main levée. Derniers à nous rejoindre , les ados qui nous donnent leur avis . Un chouette moment.

Il y a aura donc un espace petite enfance de 200 mètres carrés avec deux structures de jeux et des petits jeux : mur d'escalade, toboggan à deux barres, pont de singe, un terrain de hand avec des filets pare ballons, des panneaux de basket, des tables de pique nique avec des sièges disséminés autour de l'aire de jeux.

Les travaux auront lieu en août . Cet espace jeux coutera 42 000 euros . S'il a autant de succés que les précédents, il remplacera avantageusement nombre de discours sur l'intégration .

samedi 17 juin 2006

250 000 euros pour le Lycée professionnel Blaise Pascal

Lors de la dernière Commission permanente du Conseil régional ce 12 juin, une dotation de 250 000 euros a été voté pour le Lycée Blaise Pascal.

Il s'agit de la première tranche de remplacement du matériel agricole de la section "Maintenance du matériel agricole" devenu obsolète au fil des années.

Attendu depuis des années par les enseugnants, ce remplacement était devenu indispensable pour que les élèves puissent se former sur du matériel récent.

Ce renouvellement rend possible le projet de création d'un BTS "agro-équipement" à la rentrée 2007. Ce BTS, attendu par l'ensemble de la profession, permettra aux élèves de suivre la filière complète du CAP au BTS.

vendredi 16 juin 2006

La journée des trois fontaines à Taillant....

Samedi 10 juin 10h30, le maire de Taillant nous accueille pour l'inauguration de trois fontaines

L'artisan qui a restauré cette première fontaine nous montre le résulat de ses recherches historiques

Dans un autre hameau, c'est la fontaine du terrain collectif entretenu par les habitants avec un réseau de canaux

A Bonnefond, c'est un entrelas de branches de chataigner surmonté d'aromes et sous la protection d'un saule splendide

Photographe: Christophe

mardi 13 juin 2006


Les promesses n'engagent que ceux qui y croient...

...aurait dit Jacques Chirac.




Il est toujours intéressant de faire le point de l'action menée par un élu au regard de ses engagements de campagne.

Je vous invite à lire l'article sur le blog de Guy Birenbaum qui se livre à cet exercice en cliquant sous la référence ci-dessous

Et on s'étonne que les électeurs doutent

dimanche 11 juin 2006

Un an après ...! Le CBE est devenu un outil de développement économique local opérationnel

Jeudi 8 juin se tenait l'Assemblée générale du Comité de Bassin d'emplois des Vals de Saintonge à l'Abbaye Royale de Saint Jean d'Angely en présence de Madame le Sous Préfet.

Quand j'ai lancé cette initiative il y a un an, elle reposait sur la conviction profonde que le développement économique local repose sur la coopération des hommes et des femmes de ce territoire autour de l'amélioration des compétences et de l'innovation. Elus, chefs d'entreprise , syndicats de salariés et services de l'état se sont mis autour de la table pour oeuvrer dans cet objectif commun.

Pari tenu. Gérard Sicaud, le président était fier de présenter son premier bilan

- la formation des créateurs d'entreprise a permis la création d'une vingtaine d'emploi et la promotion 2007 est déja complète grace au travail du Service de Promotion des E ntreprises

- 13 stagiaires qui relevaient du RMI ou des ASSEDIC viennent de valider leur formation au DEAVS (diplome d'état d'auxiliare de vie sociale) et sont en passe de trouver un emploi grace au soutien du CBE

- 2 formations ont été réalisé à la demande des entreprises: 45 salariés d'établissements ont participé a la formation de surveillants de nuits , 12 salariés des travaux publics ont participé au CAP travaux publics.

- l'opération "transmission d'entreprise" est en cours de lancement avec la CCI et la Chambre de métiers puisque plus d'un tiers des salariés de notre territoire dépendent d'entreprises dont le responsable a plus de 55 ans.

- une GEPC (gestion prévisionnelle des emplois) vient d'être lancée par le CBE sur le canton de Loulay dont la plus grosse entreprise connait un deuxième plan social avec 94 suppressions d'emploi . De nombreuses pistes ont été évoqué pour venir en aide à ce territoire notamment autour de l'innovation technique.

- enfin , l'opération du Conseil régional "Bourse de l'apprentissage" va être mise en oeuvre dès la rentrée de septembre

Toutes ces actions sont le résultat de l'engagement de très nombreux acteurs autour de l'intérêt collectif. Une véritable dynamique est en train de s'enclencher. Cela prouve qu'une politique de soutien aux TPE et aux PME qui emploient et qui innovent est une piste d'avenir pour contrebalancer les dégats des groupes financiers.

jeudi 8 juin 2006

Rencontre avec l'Amicale des maires du canton de Saint jean d'Angely

Samedi dernier, l'amicale des maires du Canton de Saint Jean d'angely tenait sa réunion semestrielle. Outre sa vocation de permettre échanges et convivialité entre les maires , l'amicale invite les élus généraux , régionaux , parlementaires et les représentants de l'Etat afin de faire un point sur les préoccupations locales.

Etaint présents lors de cette réunion , Jean-Yves Martin, conseiller général , Jean Combes et moi-même au titre du Conseil Régional.

Le débat été riche et interessant. Plusieurs points ont été évoqués par les maires

- Tout d'abord , un large débat a eu lieu sur la carte scolaire et notamment un bilan du fonctionnement des RPI que sont les regroupements en réseau de 2 ou 3 écoles mis en oeuvre il a une quinzaine d'années . Il est noté des effets très positifs : cela a sauvé les écoles et il est observé une augmentation des effectifs compte tenu de l'exode urbaine. Un point noir : le turn over des jeunes enseignants qui veulent rester en ville. Les maires s'inquiètent du projet d'écoles cantonales qui fermeraient la plupart des écoles communales. Une proposition: la prise en charge par les SIVOS qui gèrent les RPI des batiments. A noter , une construction de classe supplémentaire dans un RPI du canton.

- Il est noté la difficulté de faire un plan communal d'intervention en cas de risque majeur : inondation, feux de forêt, transport de matières dangeureuses... il est proposé de réaliser une plan inter communal d'intervention et d'aborder les difficultés concrètes avec le Préfet. Comme par exemple, la difficulté de trouver des groupes électrogènes lors de la tempête en 99 et que nous n'avions plus d'électricité ou la difficulté de trouver un technicien de GDF pour couper le gaz lors d'un incendie survenu récemment, depuis le démènagement de l'antenne GDF à Rochefort.

- pour la énième fois, la réfection de la nationale entre Saint Jean d'Angely et Saint Hilaire de Villefranche a été demandé au Conseil général puisque désormais , l'Etat lui a transféré la gestion de cette nationale .

- La question du rail a été soulevé puique c'est la région qui a la charge du réseau régional TER avec une proposition d'électrification de la ligne SNCF Niort -Saintes-Royan .

- des problèmes d'organisation du tranport scolaire des collègiens et des lycéens ont été évoqué avec le Conseiller général

- de même que les problémes liés à l'extension des réseaux lors de constructions nouvelles compte tenu de la mise en oeuvre de la nouvelle loi sur les PVR. Situation ubuesque car on ne sait plus qui paie quoi et qui s'occupe de quoi compte tenu des privatisations d'EDF et de France Télécom.

Bref, un catalogue à la Prévert mais le quotidien des maires .

dimanche 4 juin 2006

Ségolène a raison ...

Dans une cité de ma ville, il y a un jeune qui depuis trois ans, entre deux séjours en prison, sème la perturbation et terrorise les habitants de son immeuble . Il vient d'être majeur . Tout le monde sait que cela finira mal pour lui . Aucune mesure préventive éducative efficace n'a pu être mise en place . Sa famille est défaillante . Ce jeune est intelligent et il pourrait faire tout autre chose.

Alors, prévoir des lieux éducatifs où des repères et des règles sont inculqués à ces jeunes en perdition , j'appelle cela leur donner une chance supplémentaire.
Pendant ce temps, Sarkozy parle de mettre les jeunes dès 13 ans en prison. C'est un peu différent.

Dans certains collèges, les professeurs n'arrivent pas à enseigner parce que les jeunes ne respectent pas les règles. Mettre, à côté des enseignants, des animateurs ou éducateurs pour permettre l'enseignement dans de bonnes conditions, c'est donner à ces jeunes de nouvelles chances d'apprendre. Dans le lycée professionnel dont je suis déléguée, j'observe que l'arrivée (voulue et réalisée par Ségolène) d'animateurs culturel, d'informatique et d'insertion est très positive pour les jeunes.
Pendant ce temps, Sarkozy parle de mettre des policiers dans les collèges . C'est un peu différent.

J'observe dans mon quotidien d'élue que certaines familles n'arrivent plus à assumer l'éducation de leurs enfants. Mettre les allocations sous tutelle , c'est proposer une mesure d'accompagnement de soutien à la parentalité.
Pendant ce temps, Sarkozy parle de suppression des allocations . C'est un peu différent.

Au lycée Blaise Pascal dont je m'occupe, 300 élèves sur 320 sont internes. Je constate que l'internat permet à des jeunes de disposer d'un lieu sécurisé, confortable et de leur donner le cadre nécessaire pour qu'ils réussissent leurs études . C'est une chance de plus pour les jeunes qui n'en ont pas toujours.
Pendant ce temps, Sarkozy propose l'apprentissage dès 14 ans privant certains jeunes de 2 années de scolarité. C'est un peu différent.

Chaque citoyen a des droits et des devoirs . Notre République doit organiser l'égalité des droits et l'égalité des devoirs. C'est ainsi que chacun pourra se construire et trouver sa dignité dans notre société.
Pendant ce temps, Sarkozy propose des devoirs mais de moins en moins de droits. C'est un peu différent.

Mais je dois habiter une autre planète .

jeudi 1 juin 2006



Un beau moment pour l'école publique

C'est sous le soleil que Ségolène Royal a inauguré le terrain d'application pratique à la conduite d'engins de travaux publics cet après-midi.

En présence des élèves qui ont fait une démonstration avec les engins de chantiers, accueilli par les élèves de la section "agent de sécurité", Ségolène a coupé le ruban de ce très bel outil de formation. Un million et demi d'euros d'investissement .

Ségolène a ensuite visité le lycée et a pu mesurer le chemin parcouru depuis 3 ans

- les travaux et actions du Budget participatif

- l'ouverture de la section travaux publics

- le renouvellement du matériel agricole de la section maintenance

- la mise en route du BTS agro-équipement en alternance pour la rentrée prochaine

- la salle informatique avec l'animateur informatique

- les équipements de travail et les trousses à outils des élèves

- les manuels scolaires

- les permis de conduire pour les jeunes ayant obtenu leur CAP

- l'animateur culturel qui a su motivé les jeunes vers de nombreuses activités;

Le sourire de la communauté éducative et la fierté des élèves présentant leur savoir-faire ont fait de cette journée une journée très particulière.



AZF: le drame de la sous-traitance

La présentation du rapport définitif des experts judiciaires aux parties civiles a eu lieu mercredi 31 mai. Les experts y confortent la thèse selon laquelle l'accident a été favorisé par des négligences dans le fonctionnement de l'usine. Ils ont estimé que l'explosion a été déclenchée par le versement d'un mélange de quelques kilos de DCCNa (un produit chloré) et de 500 kilos de nitrate d'ammonium sur un tas de nitrate, vingt minutes avant l'explosion.

Sous-traitance en cascade, perte de sens dans le travail, dilution en chaine des responsabilités, banalisation du risque, manque de formation et de procédure des temporaires travaillant sur le terrain aurait donc contribué à une des plus grandes catastrophes industrielles. Le directeur de l'usine et un manutentionnaire sont mis en examen.

Total continue, pour sa part, à rejeter cette hypothèse.

Ce procès sera avant tout le procès d'un système dans lequel les décideurs actionnaires sont éloignés du lieu de production, le profit à court terme est la règle, et l'organisation du travail n'est plus la préoccupation majeure de l'entreprise.

Dans ce système, la parole des ouvriers est ignorée voire discréditée et le repli individuel devient la règle. Personne n'ose plus dire et chacun pense que cela a toujours fonctionné et que cela continuera bien à fonctionner.

Ce procès qui va s'ouvrir sera très éclairant des dysfonctionnements et du renversement des valeurs dans le monde du travail actuel .