dimanche 30 avril 2006


Floralia 2006

C'est une des plus belles manifestations de Saint Jean d'Angely avec le Festival de Théatre. Elles ont toutes les deux comme point commun de se dérouler dans le cadre somptueux de l'Abbaye Royale.

Chaque premier mai, 10 000 à 15 000 personnes viennent visiter les Floralias. Cette année, l'équipe des espaces verts de la ville s'est surpassée et a réalisé une superbe composition autour des sculptures d'Alain Nouraud (photos ci-contre).

Le dynamique "Club de Bonsai" a comme toujours exposé de magnifiques plantes après avoir fait une tournée triomphale dans l'Ouest

Quand à moi, je n'ai pas résisté : un solanum, un rosier Pierre de Ronsard, des campanules, des mufliers et ...du basilic.

jeudi 27 avril 2006



Lettre ouverte d'Yvette Roudy, ancienne ministre des droits des femmes,

A CELLES QUI SE DISENT REBELLES,

Michèle Sabban, Anne Hidalgo, Annick Lepetit,



Chères Amies,

Lorsque en 1971 les « 343 » ont déclaré s’être fait avorter c’était pour défendre les droits des femmes à mettre fin à une grossesse non désirée dans de bonnes conditions d’hygiène et de sécurité. Cet acte – aujourd’hui autorisé – était alors considéré comme un crime, ce qui n’empêchait pas, que chaque année un million de femmes prennent le risque énorme de mettre fin clandestinement à une grossesse.

En déclarant publiquement qu’elles s’étaient fait avorter, les 343 prenaient le risque de choquer, se mettaient dans l’illégalité, s’exposaient à des poursuites.

Votre démarche à vous, consiste pour l’essentiel, à faire obstacle à la candidature légitime d’une femme de Gauche féministe à l’élection présidentielle. A saboter ce qui pourrait être une première dans notre histoire.

Chercher à rapprocher ces situations est non seulement présomptueux, indécent, mais c’est aussi insultant à l’égard des 343, qui elles ont pris des risques réels pour une vraie grande cause.

Yvette Roudy, une des 343.

PS : Si vous voulez être utiles à la parité les chantiers ne manquent pas. La France a du retard.

mercredi 26 avril 2006



Maison de santé de proximité du Canton d'Aulnay

(suite)

Aujourdhui, réunion de travail autour du projet de maison de santé de proximité du Canton d'Aulnay (je recommande la visite de l'église romane une des plus belles du Poitou-Charentes).

Ce projet complètement novateur initié par le Conseil régional pour améliorer les conditions d'exercice des soignants et la prise en charge globale des patients évolue très positivement.

Le réseau de santé "Relanse" composé de tous les professionnels de santé, d'élus et d'associations a recruté son assistant de santé . Environ 30 patients hospitalisés à l'Hopital de Saint Jean d'Angely ont déjà bénéficié d'un aide pour le retour à domicile. Deux réunions publiques ont eu lieu sur Aulnay et Néré pour évoquer les besoins de santé des habitants (150 personnes !). La diabétologue du Centre hospitalier est en train de construire avec les soignants du réseau une prise en charge plus efficace des diabétiques à leur domicile. Une réflexion autour de la télémédecine va être menée dans le mois qui vient. Des coopérations se mettent en place avec les acteurs sociaux et médico-sociaux. Pascal Chauvet le président du réseau n'a pas ménagé sa peine.

Coté Communauté de communes, ca ne chome pas non plus. Les projets des deux sites immobiliers de la maison de santé sur Aulnay et Néré sont bien avancés. M. Morin, le président ainsi que M. Colin le Maire d'Aulnay et M. Micheau le maire de Néré sont très efficaces. Si tout continue à aller bien , les premiers travaux commenceront en octobre.



Skate-Park...

Consultation avant travaux

Le skate-park est victime de son succès (photo ci-dessus) . Ouvert depuis maintenant 3 ans , conçu par les jeunes skaters, implanté au plan d'eau de Saint Jean d'Angely dont il est maintenant l'une des principales animations, il est fréquenté par des centaines de jeunes. Ces derniers sont particulièrement heureux de faire des démonstrations devant les promeneurs.

Il est tellement utilisé que les modules n'ont pas résisté et présentent des signes d'usure inquiétant. Les jeunes, soucieux de garder cet équipement en bon état, nous ont alerté. En 2006, les élus de la ville ont voté un budget de 28 000 euros pour le remettre en état.

Une consultation est donc lancée pour savoir si nous remettons des modules en bois, ou des modules en inox . Ces derniers seraient plus solides mais chaufferaient lors d'utilisation prolongée. Egalement, faut-il refaire ces modules à l'identique ou faut -il les modifier?

Bref, tous les avis sont importants pour nous et il suffit d'aller en mairie et de contacter Séverine ou Christophe pour faire part de vos propositions. Une réunion va être organisée en mairie pour finaliser le projet.

dimanche 23 avril 2006


MANIPULATION...

Le plus important, c'est l'idée qu'on en a !!!

La vie politique locale est quelque peu ralentie ces jours-ci : vacances scolaires, premiers rayons de soleil, première virée à la mer pour voir si elle a résisté à l'hiver, recherche des oeufs de paques dans les jardins ....

L'ambiance de ces premières journées printanières est toujours un peu particulière. Chacun cherche son chat parti courir le guilledou , astique son vélo plein de nouvelles résolutions , tombe la parka et le gris de l'hiver, sort la table de jardin pour le premier apéro avec les copains, regarde avec envie les magazines sur les jardins...Bref, l'humeur est à la légèreté.

C'est dans cet état d'esprit que je suis tombée sur cette invitation au voyage mais dont je laisse le soin au lecteur de découvrir les gentils organisateurs... car après tout ...... le monde , c'est l'idée qu'on en a !!!! les trois millions de chomeurs , les cinq millions de pauvres et les 60 % de français qui vivent avec le SMIC apprécieront sans nul doute le message.

mercredi 19 avril 2006


Rapport sur la chirurgie publique : à qui profite le crime ?




Le Rapport sur la chirurgie publique remis le 18 avril au Ministre de la santé conclu à la nécessité de fermer 113 blocs opératoires. Ce Rapport n’apparaît pas rigoureux dans les chiffres présentés , et dans les analyses proposées.

Tout d’abord, ce Rapport manque singulièrement d’exactitude . Ainsi, pour la seule région Poitou-charentes que je connais plus particulièrement, un bloc opératoire public cité est déjà fermé depuis …un an, et un autre bloc opératoire cité a pratiqué plus de 2000 actes en 2005 . A noter également que les taux de fuites ne tiennent pas compte des coopérations chirurgicales existants entre deux hôpitaux publics voisins.

Ensuite, si l’auteur met avec raison la sécurité des patients au premier plan , il oublie d’expliquer pourquoi la chirurgie publique est en difficulté.

En effet, pourquoi ne parle –t-il pas du manque inquiétant de chirurgien qui vide les petits hôpitaux ? pourquoi ne parle t-il pas de l’inégalité des salaires entre chirurgiens publics et chirurgiens privés ? Pourquoi n’explique –t-il pas les obligations du chirurgien public d’assurer les gardes de chirurgie? pourquoi ne parle-t-il pas de nommer les chirurgiens publics sur des bassins de santé pour favoriser les coopérations entre hôpitaux publics ? pourquoi ne parle- t--il pas de la tarification à l’activité qui étrangle les hôpitaux publics et favorise la production de soins au lieu de la «production de santé » ? pourquoi ne parle –t-il pas de l’Appel du 11 avril 2006 des hôpitaux publics dénonçant un sous-financement de 1 milliard d’euro pour cette année ?

La chirurgie publique est en danger et au delà , c’est la notion même d’égalité d’accès géographique et sociale à une offre chirurgicale pour tous les citoyens qui est en danger.

On nous explique que la fermeture d’un bloc opératoire , ce n’est pas la mort de l’hôpital. C’est inexact. La fermeture d’un bloc chirurgical provoque le départ des anesthésistes et des urgentistes mettant en danger les urgences et d’ autres activités comme l’obstétrique, les soins continus ou la chirurgie programmée . De quelle sécurité parle-t-on ?

Qui plus est, ces fermetures correspondent à une politique du fait accompli sans préoccupation de cohérence géographique. Ces fermetures peuvent créer des zones blanches plaçant les habitants de ces territoires très loin des plateaux chirurgicaux . Les études montrent que l’éloignement diminue le recours aux soins. De quelle sécurité parle-t-on ?

Dans le même temps, le secteur privé assure 60 % des actes chirurgicaux en France. Mais ce même secteur privé n’a pas l’obligation d’assurer les gardes d’urgences chirurgicales. Il n’hésite pas non plus à renvoyer sur l’hôpital public les patients qui du fait de leur état de santé risquent des complications. De quelle sécurité parle-t-on ?

Quand il n’y a qu’une offre chirurgicale privée sur un territoire et que tous les chirurgiens sont en secteur II, comment font les patients qui n’ont pas les moyens de payer ? De quelle sécurité parle-t-on?

De tout cela, ce Rapport oublie de parler . Méconnaissance coupable des problématiques de l’hôpital public ou volonté de poursuivre la casse de notre système de santé .

On pourrait imaginer un rapport qui conclurait à la nécessité de maintenir un service public de chirurgie réparti géographiquement en fonction de la population, et donc de la nécessité de conforter certains blocs et effectivement d’en fermer certains autres, qui conclurait à la nécessité de développer les coopérations public – public , qui proposerait une obligation pour les chirurgiens dont les études sont payées par l’Etat de travailler 5 ans dans le public , qui proposerait à tous les chirurgiens de participer au tour de garde, qui proposerait de modifier le numerus clausus et l’organisation du concours d’internat qualifiant et tant d’autres propositions qui y contribueraient sans nul doute. Des propositions crédibles pour un choix politique clair.

On pourrait l’imaginer si on le voulait.
OGM ....bug sur le site du gouvernement

Christian, fidèle lecteur me signale l'existence d'un site d'information et de consultation du Ministère de l'environnement et du développement durable sur les OGM

http://www.ogm.gouv.fr/

Cependant, ce citoyen soucieux de faire connaitre son avis sur la question est allé sur le site mais n'a pu trouver le questionnaire de consultation sur les OGM

ce qui est fâcheux car il est indiqué en introduction de ce site que c'est à l'issue de cette consultation que sera levé ou non le moratoire.

Compte-tenu de l'importance du sujet, toute personne suceptible de nous donner des renseignements sur ce questionnaire est la bienvenue.

lundi 17 avril 2006



OGM ... et encore vous ne savez pas tout...!!







Samedi dernier, il y avait une journée d'action organisée par le "Collectif contre les OGM" devant les grandes surfaces de Saint Jean d'Angely.

Je suis actuellement opposée à la culture des OGM car en tant que médecin et scientifique , je considère que la recherche publique sur les conséquences des OGM auprès de l'organisme humain et de l'environnement manque de moyens et de recul .

Il faut savoir que lorsque l'INRA indique que les cultures en plein champ servent à faire de la recherche, il ne s'agit pas de recherche scientifique publique . En fait, la plupart de ces surfaces sont destinées aux semenciers, par le biais du GNIS (groupement national interprofessionnel des semenciers) et du GEVES pour procéder aux obligations de tests préalable à l'inscription aux catalogue des variétés qui vont ensuite pouvoir être cultivées commercialement. Qui plus est ces semenciers n'auraient pas l'obligation de publier tout ou partie de leur résultat. Si ces informations sont exactes, je suis scandalisée qu'un service de recherche publique se livre à de telles pratiques.

Mais au delà des questions sanitaires et environnementales, il est un danger tout aussi important. C'est l'utilisation des OGM comme l'instrument du monopole des grands semenciers sur l'agriculture mondiale.En effet, les OGM faute d'avoir pu être rendue stérile (souvenez vous "terminator"), sont brevetées c'est à dire que chaque année, l'agriculteur doit racheter les semences OGM qui sont la propriété de 2 ou 3 multinationales type Monsanto ou Limagrain, (multinationale bien française), et qu'il sème sous contrat. Ce sont d'ailleurs ces mêmes multinationales qui vendent les pesticides et engrais. Ainsi, des milliers de paysans indiens sont actuellement endettés et font faillite pour pouvoir payer ces semences OGM tous les ans.

Dans le même temps, si vous essayez ensuite de faire vos propres semences, le service juridique de ces multinationales vous tombent dessus pour utilisation d'un brevet sans autorisation cherchant ainsi à supprimer toutes capacités alternatives d'obtenir des semences. Les dangers de ces monopoles sont incommensurables surtout quand on sait que ces grands semenciers possèdent, aujourdhui, la quasi totalité de l'industrie pharmaceutique . Ils auront bientôt tout pouvoir sur la vie ... et la vie.

Il faut plus que jamais continuer à sensibiliser nos proches sur les dangers des OGM et faire pression sur notre gouvernement pour qu'il interdise les cultures OGM en plein champs en France ... car contrairement a ce que l'on essaie de nous faire croire... l'Union Européenne a laissé cette prérogative à chaque pays de l'Union.

vendredi 14 avril 2006



Ou en est le SROS III

du Poitou-charentes ?

J'ai relaté dans mon blog les différentes étapes de l'élaboration du SROS III, sigle barbare signifiant Schéma d'organisation sanitaire de troisième génération. C'est une étape importante définissant ce que sera l'offre de santé de notre région en 2011.

J'ai expliqué au fil des jours les difficultés liées aux conditions d'organisation du débat. La grande nouveauté de ce SROS était de mettre en place des conférences territoriales de santé associant pour la première fois les élus, la médecine de ville et les usagers (mais pas les syndicats). Mais de fait ces conférences n'ont pas été associé aux travaux préparatoires. Résultat, les propositions du SROS ont été rejeté par 4 conférences territoriales de santé sur 5. Le Conseil régional économique et social, le Conseil général de Charente et le Conseil régional ont émis un avis défavorable. L'ensemble de syndicats et des collectifs s'étaient mobilisés contre le projet compte-tenu des risques de ne plus avoir un véritable service public de santé c'est a dire un égal accès de tous . Il était prévu ,en effet la fermeture de 9 plateaux chirurgicaux sur les 15 qui existent en Poitou-Charentes!!!!....

Dans ce contexte, L'ARH (Agence Régionale d'Hospitalisation) a fait un certain nombre d'amendements qui ont été adopté par le CROSS (Commission régionale du Schéma sanitaire) :

- 2 fermetures des plateaux chirurgicaux au lieu des 9 prévus (Confolens et Loudun)

- la révision du SROS dans le délai d'un an

- la réduction des fourchettes des objectifs quantifiés

- l'établissement d'un Schéma régional des transport sanitaires

Une véritable concertation va donc être mise en place dans les conférences territoriales de santé qui permettront, je l'espère, de faire une réelle évaluation des besoins de santé et de construire des projets médicaux de territoires adaptés .

Les limites de l'exercice vont être liées au contexte national

- le SROS doit se faire à enveloppe constante et le Poitou-Charentes est en situation de sous-dotation (lanterne rouge des régions avec le Pas de Calais)

- une démographie médicale inquiétante et inégalement répartie

- une inégalités des régles du jeu entre clinique privé et hopital public notamment pour ce qui concerne la rémunération des médecins

- la mise en place de la tarification à l'activité dite T2A qui a des conséquences désastreuses sur l'hopital public et qui privilégie la production de soins à la "production" de santé

A suivre donc....

mercredi 12 avril 2006


Le cinéma EDEN à Saint Jean d'Angély présentera le film documentaire



ILS NE MOURAIENT PAS TOUS MAIS TOUS ETAIENT FRAPPES

de Sophie Bruneau et Marc-Antoine Roudil (France - 2005 - 1h20)

le samedi 15 avril à 17h30 et le mardi 18 avril à 21h

Le film témoigne des ravages du chacun pour soi dans le monde du travail, sur la paranoïa alimentée par des grilles d'évaluation dignes de l'espionnage, sur le consentement passif à travers des consultations de médecins et psychologues et surtout des mots des salariés résonnant avec une acuité particulière.

Le film sera suivi d'un débat le mardi 18 avril à 21h, animé par Françoise MESNARD, médecin du travail sur les thèmes suivants :

Qu'entend-on par harcèlement moral ? Y aurait-il une génération spontanée de harceleur depuis une dizaine d'années dans les entreprises ? Pourquoi une telle augmentation de la souffrance au travail ? Qu'est ce qui a changé ?

- l'émergence du nouveau capitalisme, qui a placé la rentabilité financière comme valeur centrale quand le capitalisme industriel mettait la création de richesse (donc le travail) au coeur de son système,
- la mondialisation qui, en organisant une concurrence effrénée, oblige les entreprises à intensifier le travail des salariés,
- l'évolution de la consommation qui nécessite une diversification de la production, complexe à organiser,
- une élévation du niveau des savoirs de nos sociétés qui font que les individus aspirent à un travail de qualité qu'ils trouvent de moins en moins.

Tout cela se traduit au quotidien par une perte de sens dans le travail, une augmentation de la charge de travail, une priorité donnée aux gestionnaires, des injonctions paradoxales, une perte de reconnaissance de la belle ouvrage.

Le titre du film est tiré de la fable de La Fontaine "Les animaux malades de la peste".

CINEMA EDEN
6 avenue Pasteur
17400 SAINT JEAN D'ANGELY
05 46 26 21 40 - eden.sja@wanadoo.fr


CPE :

résultats des courses

5 manifs dont 3 avec les pieds mouillés, une génération entière politisée en quelques semaines, une république en peau de chagrin, des politiciens renvoyés dans leur 22 mètres, une action populaire et collective, des syndicats responsables et unis,

... bref un pays prêt à avancer mais bloqué par une élite accroché à son pouvoir, ... et un immense espoir renaissant dans l'action collective

... pas si mal en fin de compte

dimanche 9 avril 2006

Consternation

Consternés, nous ne pouvons être que consternés devant l'irresponsabilité de nos plus hauts gouvernants.

Que ce soit l'allocution du 3 avril de Jacques Chirac président de la République, ou la conférence de presse du 10 avril de Dominique de Villepin , premier ministre , ou le rôle de Nicolas Sarkozy, ministre de la République recevant les syndicats au titre de l'UMP, ou encore le refus de propositions des parlementaires UMP par Dominique de Villepin hier après-midi .

A chaque fois , c'est un déluge de mots dont on ne sait plus pour qui ils sont dits ni ce qu'ils veulent dire.

Nos plus hauts gouvernants qui s'étaient engagés à porter l'intêret collectif de leurs concitoyens sont pris le doigt dans le pot de confiture de la seule défense de leurs intérêts particuliers, à savoir la défense de leur situation personnelle.

Nous le savions depuis longtemps mais cette irresponsabilité étalée au grand jour devant des millions de citoyens démontre l'état de déliquescence de notre Démocratie.

C'est comme si le rideau de scène était tombé et que les acteurs continuaient leurs petits arrangements sans se rendre compte que cela se passe au vu et au su de tout le monde.

Ce n'est plus une République, c'est une cour d'école uniquement préoccupée de son sac de billes.

Il est grand temps que le peuple impose une 6 ème République où chaque pouvoir sera équilibré par un contre-pouvoir .Parce que nous savons que l'homme ou la femme est faillible il nous faut prémunir les élu(e)s contre les effets du pouvoir .

samedi 8 avril 2006


Le combat de
Fontenet Environnement


Je suis allée hier soir à l'assemblée générale de l'association "Fontenet Environnement" à la salle des fêtes de Fontenet. Cette association, forte de plus de 150 adhérents, se bat depuis 7 ans contre l'implantation d'une usine de retraitement des boues de station d'épuration sur un ancien camp militaire situé sur la commune et appartenant au Conseil Général.

Cette usine installée en catimini en 99 dans un ancien hangar à avion datant de la guerre 40 occasionne nombre de nuisances aux riverains notamment des odeurs nauséabondes type "H2S" . En outre, elle fait craindre des riques de pollution des nappes phréatiques en raison de la nature géologique du sol : calcaire poreux datant du Jurassique. (ndlr: je rappelle qu'ici, l'eau est déjà rare et polluée par les nitrates en raison des cultures irriguées de maïs)

Les membres de l'association considèrent qu'il y a eu un déni démocratique car cette usine s'est installée dans le dos des habitants. Le peu d'information qui avait été donné à la population s'est révélée inexacte . En effet, il avait été notamment promis que cette installation ne "sentirait rien a plus de 15 mètres".

Le rapport d'étude d'impact précisait d'ailleurs que la population "habituée à la présence d'allemands puis d'américains ne protesterait pas contre cette implantation !!!!". Charmant . Depuis, malgré pétitions, protestations, le Conseil Général a vendu le terrain à la SODITER et la SAUR (délégataire des marchés de l'eau pour nombre de collectivités locales) a racheté la SODITER. A noter que la SAUR vientd'être racheté par des fonds de pension.

Ensuite, les habitants ne comprennent pas d'être obligés de supporter le traitement des déchets des collectivités voisines quand ce territoire a fait le choix de construire une station d'épuration aux normes européennes qui produit des boues ne nécessitant pas de retraitement.

Il a été proposé que le retraitement des boues fasse partie intégrante de la filière de traitement des eaux et puisse être traité par de petites unités situés a proximité des stations d'épurations concernées . Cette organisation au plus près des citoyens éviterait une concentration des nuisances et des risques et permettrait une gestion de proximité ,meilleure garantie de sécurité. Il faut savoir que ce retraitement nécessite un hangar équipé pour faire les opérations de mélange des boues avec du compost et une aire de stockage étanche avec recueil des eaux .

Ils ont estimé qu'il fallait que tout le monde prenne ses responsabilités dans la gestion des déchets notamment en arrêtant d'envoyer ses déchets chez le voisin.
La délocalisation de cette usine a été une nouvelle fois demandé. Une habitante a même proposé de faire une grève de la faim (le député Lassalle fait des émules...).

vendredi 7 avril 2006



2 ème prix
construction bois
du Poitou-Charentes


Une des priorités du Conseil régional est le développement des éco-industries. En particulier , il soutient la reconstruction de la filière bois .

Plan régional des massifs forestiers, soutien à la production de combustible bois pour les chaudières , équipement de lycées avec des chaudières à bois, prime aux particuliers pour l'équipement en chaudières au bois, soutien à la construction bois ....

Le Conseil régional a crée un prix du Poitou-Charentes de la construction bois et vient d'attribuer le 2 ème prix à une maison particulière construite non loin d'ici à Burie . Un observateur attentif m'envoie la photo de cette maison originale.

http://www.cr-poitou-charentes.fr/fr/doc/liste-categories-palmares-bois.pdf

mardi 4 avril 2006

Aujourd'hui, 5ème manifestation contre le CPE
à Saintes

... donc aujourdhui.. je suis allée avec Mimi (père de jeunes adolescents) à la 5ème manifestation organisée à Saintes contre le CPE. A souligner, pour une fois, un soleil réconfortant qui nous change de la pluie des précédentes éditions.

Mobilisation toujours très forte avec un public nouveau, celui du secteur privé.

L'ambiance est à la perplexité. "Alors, on manifeste pour faire appliquer une loi promulguée par le chef d'état qui ne veut pas la faire appliquer !!!" me demande un manifestant un brin ironique.

Cecu dit, un chef d'état qui promulgue une loi et explique qu'il ne va pas l'appliquer parce qu'il faut la changer , ça devient franchement désordre et pour tout dire pas très crédible.

"il aurait été plus simple de dire que cette loi n'était pas bonne et qu'il fallait la retirer" me précise mon voisin "plus ça va et plus ce gouvernement s'enfonce " ajoute le porteur de la banderolle "ca devient grotesque" .

En son temps, si ma mémoire est bonne , de Villepin avait conseillé la dissolution à son président ? Son nom restera sans aucun doute comme celui qui a précipité la chute de la 5ème République

lundi 3 avril 2006


Une fausse bonne nouvelle :
le niveau de La Boutonne monte




Je vous faisais part, il y a quelques semaines de l'inquiétude des pécheurs angériens face à la sécheresse qui touchait le bassin de La Boutonne, la rivière qui traverse Saint Jean d'Angely. Notre bassin était d'ailleurs déclaré "sinistré" au niveau national.

Les pluies très abondantes de mars ont heureusement sauvé la situation et restauré une partie des réserves hydrologiques .Formidable me direz-vous ?

Eh bien , je n'en suis pas si sure. En effet, les agriculteurs irrigants, qui hésitaient à poursuivre la culture du maïs par crainte de ne pas le voir pousser, ont fianlement décidé de semer du maïs "hardi petit".

Résultat, plus les surfaces irriguées seront importantes et plus la pénurie d'eau risque de se reproduire cet été. Il faut savoir que l'année passée, l'agriculture a représenté 80 % de la consommation d'eau de Charente-Maritime.

Devant cette situation, il aurait pu être proposé de réorienter l'agriculture vers une agriculture non irriguée . C'est d'ailleurs le choix du Conseil régional qui soutient la mise en place d'une usine d'agro-carburant avec du colza à La Rochelle.

Eh bien point du tout, le choix des irrigants soutenus par la Chambre d'agriculture (Sud-ouest du 3 avril) est de continuer la culture irriguée en créant des réserves naturelles d'eau encore appelées "bassines". Outre que ces réserves ne réprésentent qu'une solution accessoire face à l'énormité des besoins de l'irrigation, il faut que le contribuable sache que ces réserves se feront à ses frais et que cela représente des sommes colossales.

De plus, il faut savoir que certains irrigants de Charente ont été pris cet hiver à remplir de facon illégale leur "bassine " par pompage d'une nappe phréatique ce qui est strictement interdit.

Enfin , la semaine dernière , les ostréiculteurs très en colère ont manifesté à Saint Savinien car l'irrigation agricole diminuant le débit des rivières , il n'y a plus assez d'eau douce pour alimenter le bassin de Marennes -Oléron.
Résultat : les huitres n'arrivent plus a grossir. C'est ce qui s'est passé cet hiver quand les huitres numéro 3 sont devenues introuvables.

Les ostréiculteurs ont menacé les irrigants, au choix ,de s'en prendre aux installations d'irrigation ou d'ouvrir les pelles des écluses si le préfet ne prenait pas des mesures de restriction plus précocément. Bonjour l'ambiance!

Et puis, il existe une autre raison de nature à interpeller les irrigants . En effet, les subventions versées par la PAC aux cultures de mais vont s'arrêter d'ici quelques années.

Alors au lieu de mener une politique d'irrigation jusqu'au boutiste, je trouverais judicieux que la Chambre d'Agriculture propose d'investir l'argent des bassines vers une réorientation de l'agriculture.

dimanche 2 avril 2006










Parents et jeunes unis contre le CPE à Chalons sur Saone

Des parents FCPE s'interposent pour protéger les jeunes lors de la manifestation du 30 mars a Chalons sur Saone

Un témoignage émouvant d'une maman en cliquant sur le lien ci-dessous
http://www.renover-maintenant.org/blog/index.php/2006/04/02/30-soutien-inconditionnel-aux-jeunes-en-lutte

samedi 1 avril 2006

le gouvernement décide une augmentation de 43 % du SMIC .....!



Il faut sauver le Soldat Villepin

Hier soir, allocution de Jacques Chirac.

Il était dans ses petits souliers .Normal, la France était devant son poste de télé. L'enjeu est simple: va-t-il écouter ou ne pas écouter la majorité de ses concitoyens?

Il annonce en préambule qu'il faut écouter tout le monde, en tenir compte et qu'en conséquence, il va proposer un aménagement de la loi sur le CPE sur deux points : réduction de la période d'essai de deux ans à un an et justification obligatoire du licenciement.

Donc, si l'on résume son intervention: il maintient une mesure inefficace du point de vue de l'emploi qui stigmatise les jeunes commes des salariés à part et il rend cette mesure inutile pour les entreprises qui devront appliquer le droit commun en matière de licenciement.

Cette décision va donc mécontenter tout le monde et à juste titre.

Mais pour le président, l'enjeu n'est pas de préserver l'interet collectif d'une majorité de ses concitoyens mais bien de sauver la peau de son premier ministre. Pour rien, d'ailleurs, car Villepin a fait la preuve de son incapacité à fédérer les français .

Et pour ceux qui brandissent la légitimité du parlement pour contester le fait que ses décisions soient remises en cause par"la rue", je rappellerai que la loi sur le CPE n'a pas été voté mais imposée par le biais de l'article 49.3.

En attendant , cette mesure que certains taxent d'anodine va conforter les jeunes dans leur sentiment que décidément cette société se construit contre eux.

La confiance est un lien ténu qui ne se contente pas de déclaration mais se prouve par des actes. Parler de dialogue après ce "coup de force" n'a plus aucun sens. Qui voudra faire confiance à un premier ministre qui s'est comporté de cette façon ?